Rechercher dans ce blog

mardi 11 juillet 2017

Dé-roncer facilement

Généralement, on parle plutôt de débroussaillage.

Depuis des années (et aussi que loin que je me souvienne d'ailleurs), je me confronte régulièrement avec des ronces.
J'ai essayé, au fil des ans, plein de méthodes pour les tenir en respect (on ne s'en sort jamais complètement) avec de plus ou moins bons résultats (mais j'ai acquis une bonne expérience dans le domaine : - ).

Déjà pour s'attaquer à un bosquet de ronce: sécateurs, machette, serpes, débroussailleuse thermique avec un disque de coupe; moi je dis "bof!"
Cela permet de bien se défouler sur le moment, mais l'efficacité de ces méthodes sur la coupe de ces végétaux est, à mon avis, très faible.

Le top (selon moi évidemment), c'est le taille haie!
Il faut le manipuler un peu comme un sabre laser ( - ; en faisant des passages verticaux parallèles, puis des passages horizontaux parallèles aussi, et hop, les tiges de ronces "s'effondrent" toutes au sol.


Alors par contre, avec cet outil, quand on commence à fatiguer, il vaut mieux s’arrêter pour se reposer et ne pas s’entêter à vouloir finir absolument.

Par 2 fois, (relâchement des bras sous l'effet de la fatigue) je me suis fait une belle coupure (en changeant de cuisse d'un coup sur l'autre : - ) et ce n'est pas le pantalon de travail qui arrête les dents du taille-haie quand il est en marche.

Alors on déconne pas avec ça: quand vous sentez que vous ne maîtrisez plus trop vos bras, vous arrêtez pour vous reposer et/ou vous reportez la suite à plus tard.
Les ronces ne s'envoleront pas, bien au contraire.
Dites vous que, de l’hôpital, vous ne serais pas bien placé pour admirer votre travail ( - :


Bien évidemment, j'ai à la maison un magnifique taille haie électrique Bosh semi-professionnel.
Mais qu'est-ce que j'utilise le plus ?
Le "petit" taille-haie de chez Lidl, de marque "FloraBest", acheté 10€ lors d'un de leur déstockage "not food", juste "au cas où", comme roue de secours.
Et bien, il est beaucoup plus léger (et un peu plus court aussi) que le Bosh, et il convient à merveille pour combattre les ronces.


Ensuite, pour éviter que les ronces n'en profitent pour se marcotter (ça veut dire, "se bouturer"), on ramasse le maximum de déchet.
Cela aussi j'en ai fait l'amère expérience: 2 gros pieds qui formaient 2 gros bosquets, j'ai laissé les morceaux coupés au sol. L'année suivante, des pieds de ronces sortaient de partout ) - :
Alors, après la coupe, un bon coup de râteau pour enlever le plus gros et soit au feu, soit à la déchetterie.

Ensuite, le traitement chimique (ouais, un jour de folie écologiste, je m'étais évertué à déraciner toutes les ronces que j'ai pu .... ça n'a servi à rien, l'année suivante ça repartait de plus belle).

J'ai essayé le RoundUp, le chlorate de soude à sève descendante, des produits "spécial ronces", etc ....

Le plus efficace que j'ai trouvé, au fil des années, c'est le débroussaillant de la marque Bayer qui se passe le printemps ou l'été, sur les feuilles bien vertes et les pousses (avec du colorant à traitement, c'est mieux pour voir où on est passé).
Pendant 1 semaine ou 2, rien ne se passe ou presque, et d'un coup, pfiout: toutes mortes les ronces.

Je surveille régulièrement chez moi, et autour de chez moi (les ronces ont vite fait de "traverser" une clôture), en gardant un pulvé toujours prêt: la moindre pouce de ronce et hop un petit pschitt.
C'est pas méchant (le plus dur c'était de faire la coupe) et c'est super efficace. 

Guide d'affutage sommaire de ciseau à bois pour backstand

Depuis quelque temps, j'utilise, de plus en plus, des ciseaux à bois (voir mes articles sur les "Moai cubistes").

Comme tout bon bricolo de base (récupérateur de surcroît), je n'avais que des ciseaux, peu, mal ou pas affûtés, et je ne savais pas vraiment les affûter correctement.
Du coup, leur utilisation était plutôt pénible (en gros je m'en servais comme des burins).

Je me suis intéressé à la question de leur utilisation correcte et par conséquence à leur affûtage (correct aussi, pas comme le gros bourrin que je suis, sur une meule rotative, sans angle, sans rien, résultat plus que médiocre).

Je vous recommande d'ailleurs chaudement la vidéo suivante (entres autres, j'adore cette chaîne) YouTube, de "copains des copeaux", sur ce sujet: "Affutage au papier de verre".


Sans aller jusqu'à son niveau de perfectionnisme (ouais là, je dis "Monsieur", le gars est vraiment un artiste du genre), voici comment je fait, maintenant, pour affûter mes ciseaux à bois.

Le niveau de finition n'est pas du tout le même que dans la vidéo, c'est clair.
Mais pour mon utilisation (principalement de type "sculpture primale") c'est très suffisant et ça me prend peu de temps, et par rapport à l'état de départ (ciseaux à bois, en bon acier, mais achetés aux puces à 50 centimes, par mon copain lolo, le roi de la négo), c'est le jour et la nuit.

D'un coup de scie radiale, je me suis fabriqué, dans une chute de bois un peu épaisse, une cale avec un angle de 30°.
De ce que j'ai retenu de mes recherches sur le sujet: 30° c'est pour le bois dur et/ou le travail au maillet, et 25° c'est pour les bois tendre et/ou travail à la main.

Sur mon petit backstand (de récup ... merci Thierry), je pose ma cale à 30°, backstand éteint évidemment.

Je viens positionner le ciseau à affûter dans l'angle inférieur et je recule le tout jusqu'à la butée horizontale du backstand .


Pour les petits ciseaux à bois, là, je place le bout de mon index sous le ciseau, au bord extérieur de la butée et je verrouille avec mon pouce.

Maintenant, je ne desserre plus ces 2 doigts, ou sinon, je dois refaire toute cette "mise en position".

Pour les ciseaux à bois plus large, je fais ce calage avec une pince étau, sinon je chope rapidement des crampes.


Je démarre ensuite mon backstand et je viens positionner mon ciseau sur la bande en calant mon index sur la butée.
Durant l’affûtage, je déplace latéralement mon fer sur la bande et je vérifie régulièrement, à l’œil, l'état et le plan de mon tranchant.

Il est évidemment impératif que la butée du backstand doit de niveau, prendre le temps de le positionner le plus correctement possible.

Alors ce n'est clairement pas un affûtage haut de gamme pour ébéniste.
Mais pour le cas de base que je suis (comme beaucoup d'autres), et pour le moment, ça me convient parfaitement.
Cela me prend peu de temps et peu de "science" pour le faire.
Je fais de jolis copeaux avec mes vieux couteaux réaffûtés.

samedi 27 mai 2017

Tamiser, cibler de la terre

Je pensais que nous étions peu à être assez fou (con ?) pour tamiser de grande quantité de terre à la main (mon copain Lolo et moi : - ).
J'ai appris récemment qu'une de mes belle-sœur pratiquait aussi cet art subtil.

Et après un peu de recherche sur le web: wouhaou! on pourrait faire une belle communauté du tamis ( - :

Dernièrement, j'ai dû "mettre de niveau" un (petit) bout de terrain (6 x 1,5 m), pour forcer l'écoulement d'eau de pluie avant de poser une terrasse en bois dessus.

Avec la houe, le râteau, un gros racloir, etc... impossible de m'en sortir pour faire une pente avec un niveau correct (de toutes façons avec un râteau, j'ai jamais été foutu de faire, à la suite, 2 passages au même niveau!).

Renseignement pris auprès de mon ami Thierry le tractopelliste: dans mon cas, il vaut mieux déposer une couche de sable, qu'on nivelle et qu'on tasse.
Donc son conseil: léger décaissement, ou non, une couche de biDim (Géotextile) pour éviter que la terre et le sable finissent par se mélanger, une couche de sable. On donne le niveau à la règle alu et on tasse le sable.

Je pars donc pour un léger décaissement (sinon j'aurais eu un autre problème de niveau) et "chemin faisant" je me dis "et pourquoi je tamiserais pas la terre que j'enlève pour m'en servir comme du sable ?".

Vu que j'ai déjà eu à pratiquer ce genre de tamisages (soit dans le cas d'un coin potager trop caillouteux, soit tous les ans pour les "déchets" de mon bois de chauffage) j'ai déjà plusieurs tamis de taille et de granularités différentes.

Ce sont de simples grilles (de récupération, mais dois-je encore le préciser ?) que je dispose sur un support adéquat.

J'ai, par exemple, un ancien support de magasin de carrelage ainsi que des cadres métalliques de table de cuisine.

Il y a 2 ans, pour tamiser, à la main, une grosse quantité de sable fin (3 m3 !!), je mettais le "support de carrelage" dans un Big Bag, le petit tamis dessus et hop, des pelletés de sable dans le tamis.
Ce support rentre aussi très bien dans ma plus grande brouette (à 2 roues).

Chaque année, je place le grand tamis (en taille. En granularité, c'est l'intermédiaire) en porte à faux sur une grande bâche, et je lui envoie, à la pelle, mes déchets de coupe.

La sciure et les petits copeaux traverse la grille, les "gros morceaux" et le petit bois dévalent la grille.


Là, pour ma terre, j'ai opté pour un cadre de table de cuisine sur lequel j'avais posé le petit tamis.
La brouette de terre criblée sous le cadre et la brouette de déchets à coté.
2 ou 3 pelletées de terre dans le tamis, je bouscule un peu avec la pelle.
Quand le tamis est un peu moins lourd, je secoue le tamis à la main.

Et quand il ne reste plus que des déchets, je soulève un coté et verse directement dans la brouette à déchet.

Une fois qu'on a pris "le pli", ça avance assez vite sans trop se casser le dos.

Du coup, j'ai pu réutiliser la terre de décaissement, pour faire la mise à niveau à la règle (comme si c'était du sable).