Rechercher dans ce blog

Chargement...

mercredi 24 août 2016

Repérer/trouver le centre d'un cercle

Comment trouver le centre d'un couvercle rond d'une boite ? (ou tout autres objets ronds, dont on veut trouver le centre)
J'ai eu besoin de faire un trou qui ira sur un axe, donc il valait mieux que ce soit le plus au centre possible.

J'ai cherché sur le web (mes cours de géométrie sont très loin derrière) et j'ai trouvé plusieurs méthodes à base de compas et de règles graduées.
Plusieurs nécessitent de faire des mesures pour les diviser par 2...donc risque d'erreur et d'approximation.

Et puis là, d'un coup, ça me revient comment je faisais au lycée!
Alors comme je ne l'ai pas trouvé directement sur le web, cette méthode triviale, je fais un petit article.

Il suffit d'un compas et d'une règle, même pas graduée.
D'abord régler l'écartement du compas à une taille légèrement supérieure au rayon, mais bien inférieure au diamètre.
Repérer, à la louche, 2 points en périphérie du cercle, diamétralement opposés (à peu prés, puisque justement on a pas encore le centre du cercle).

Planter la pointe du compas, successivement, sur ces 2 points, pour tracer 2 morceaux de cercle.

Là, il est important que la pointe du compas soit placée à la même "distance extérieure": c.a.d. que là, je la cale sur la bordure du couvercle.


Tracer la droite qui passe par les croisements de ces 2 courbes et la prolonger jusqu'à la bordure, de chaque coté.

Le centre du cercle du cercle recherché est obligatoirement sur cette droite.
Et les 2 intersections de la droite avec les bordures du cercle sont exactement diamétralement opposées.

On refait 2 demi cercles, en plaçant cette fois, la pointe du compas, sur la droite, calé contre chaque bordure.
On trace la droite qui passe par les croisements de ces 2 nouvelles courbes.

Le centre du cercle se trouve au croisement de ces 2 droites.

Il ne me reste plus qu'à mettre un petit coup de pointeau, ou à défaut d'un clou, pour pouvoir attaquer un perçage précis au centre.






samedi 30 juillet 2016

Sculpter un Moai cubiste en bois

Voici comment je "sculpte" (si on peut dire) facilement un moai (statue de l’île de pâque) de style cubiste, dans un bout de tronc.

N'ayant pas vraiment la fibre artistique (j'ai jamais été foutu de dessiner à main levée), j'ai tendance à compenser en utilisant la géométrie.
D'où cet intérêt pour le style cubiste qui utilise très largement des formes géométriques.

Je suis parti de ce modèle papier:"Moai cubiste en papier", dont j'ai tenté de reprendre les côtes en les arrondissant à des valeurs "entières" pour me faciliter la vie.
J'en ai tiré ces 2 schémas, de coté et de face, sur quadrillage.
Sur ces 2 schémas, j'ai pris comme base de travail, un bloc de 10 cm de hauteur sur 5 cm de largeur et 5 cm de profondeur,
mais il est évidemment très simple, pour un bloc de taille différente, de calculer un coefficient de modification de chacun des cotés.
Par exemple, pour une bille de bois de 70 cm de hauteur, je doit multiplier toutes les "dimensions" verticales par 7.
Pour une largeur de 28, je vais multiplier les "dimensions" horizontales de la face par 5,6 (28/5)
Pour une profondeur de 32, je multiplie les "dimensions" horizontales du coté par 6,4 (32/5)


Là je vais décrire une opération à la tronçonneuse, mais ça fonctionne aussi bien (sur des morceaux de bois ou de siporex plus petit évidemment) avec une scie à ruban, une scie sabre ou même au ciseau à bois.


Avant d'attaquer un bout de tronc, je commence par repérer 2 cotés parallèles qui détermineront, du coup, le devant et le derrière du moai.
Un tronc n'est jamais parfaitement rond, mais plutôt ovale.
Suivant que l'on choisit de prendre l'orientation la plus large comme face ou comme coté, cela donnera une allure différente au résultat final.
J'ai tendance à les préférer avec un visage plus allongés qu'élargis, mais ça c'est une histoire de gout.


Après les avoir tracées, je dégage donc, à la tronçonneuse, 2 faces parallèles les plus droites possibles.
Là faut surtout pas se presser, moi je ferme un œil pour viser au mieux le verticalité du guide pendant la coupe.
Ne pas hésiter à s’arrêter pour se reprendre: on a vite fait de couper de travers avec une tronçonneuse (moi ça m'arrive tout le temps).


On n'appuie pas comme un âne pour essayer d'aller plus vite! C'est comme ça qu'on fait des conneries.
Si vous êtes obligé d'appuyer pour que ça creuse, c'est que votre chaîne n'est pas affûtée: commencez par le début et affûtez correctement votre tronçonneuse (y a des caisses de vidéo sur le sujet sur le web)!



Une fois que les 2 cotés sont bien dégagés, je pose le bois sur un des cotés.
Là je repère et je trace les traits de repère horizontaux et verticaux du profil.
Ensuite je relie les points et croisements caractéristiques (suffit de suivre le schéma!) pour dessiner le profil.

Avec le bout du guide de la tronçonneuse, je repasse, doucement, sur le tracé, histoire de le marquer (ça fait un petit échauffement : -)
Et ensuite je fais toutes les coupes qui vont de part et d'autres du morceau de bois
Donc pour les pommettes, sur le coté du nez, je ne les dégage pas encore!








Je positionne maintenant le bloc sur le dos pour tracer (sur la face donc, pour ceux qui suivent) les traits de repère horizontaux et verticaux de la face et, encore une fois je relie les points et croisements caractéristiques en suivant le schéma.

Je repasse sur les traits avec le bout du guide pour les marquer et je fais les coupes transversales.




C'est là que la partie délicate va commencer. Il va falloir dégager les pommettes (ou les cotés du nez si vous préférez), ainsi que l'espace entre le nez et la bouche (ouais, la moustache quoi : - ).

Pour les cotés du nez, je m'efforce de creuser les 2 traits de coupe du nez, sans allez trop profondément, au plus prés du point de croisement.
Arrivé assez prés, je fait sauter le plus gros morceau avec un pied de biche, ou avec un ciseau au bois.
J'améliore la finition en caressant doucement l'angle avec le guide de la tronçonneuse.

Pour l'espace entre le nez et la bouche, je fais plusieurs traits de coupe transversaux et je fais sauter les "rayures" ainsi constituées.
Là aussi, je fignole en caressant avec le guide.

moai "maigre"
moai "large"
Voila, le plus gros est fait.
Reste la finition mais, personnellement, je préfère garder un aspect un peu brut (avec quelques marques de tronçonneuses), mais rien n’empêche de fignoler au ciseau à bois et/ou à la ponceuse.
Je ne traite pas non plus le bois pour que le soleil le fasse bien travailler.





vendredi 8 juillet 2016

Enclume maison avec un "coupon" de rail

Il m'arrive d'avoir besoin d'une enclume, mais pas au point d'investir dans une vrai enclume (qui, même d'occase, vaut un œil, sans parler du poids).
En plus, je n'ai pas besoin de la totalité des "options" et possibilités qu'offre une vrai enclume de forgeron.

J'ai besoin d'une surface plane, d'une surface courbe, d'un angle et aussi parfois de "trous" (pour plier une tige par exemple). Je n'ai jamais eu besoin des pointes plates et arrondis d'une enclume, par exemple.

Un de mes charmants voisins, employé dans notre grande firme ferroviaire nationale, a pu me récupérer un coupon de rail (c'est comme ça que s'appelle!).

A partir de ce morceau de rail, je me suis confectionné une enclume, solide, stable et très

Je connais des gens qui possèdent, ou ont confectionné une "enclume like" à partir d'un rail, en s'efforçant (pour rester poli) de le retailler afin qu'elle ressemble au plus prés à une "vrai" enclume.

En plus d'un résultat que je trouve décevant (une mini-enclume qui perd beaucoup de surface de travail par rapport à la pièce de métal de départ), je trouve que c'est beaucoup de travail par rapport à l'utilisabilité finale.

J'ai commencé par (tenter de) couper, le coupon, en deux.
Comme tout gros bourrin qui se respecte, j'ai, évidemment attaqué la chose avec la grosse meuleuse de 230. J'ai dû me rendre à l'évidence: les rails ne sont pas fait dans de l'acier de mono-sexuel !!

La découpe n'avançait pas, mais alors pas du tout.
J'ai tenté avec la scie sabre et une bonne lame métal: ça commençait bien, mais ça se calmait assez rapidement aussi.
J'ai même tenté à la scie à métaux: et bin ça avançait pas trop mal, mais bon, y avait beaucoup trop de chemin à faire.
Au bout d'une bonne heure de tentative pas très heureuses, j'ai décidé de faire un break ... de quelques mois (j'étais un peu écœuré).


Et puis, j'ai essayé avec une petite meuleuse et des disques de découpe super fins.
Avec ce genre de disque, faut surtout pas bouger pendant la découpe, le disque casse comme du verre: attention aux morceaux qui partent.

Par contre là, j'ai été épaté par la rapidité de pénétration dans le métal.
OK, j'ai mangé 4 ou 5 disques (à 5€ les 10, c'est pas la ruine non plus) , mais en moins d'une demi-heure, la découpe était faite et bien faite.

Quand on vous dit que "c'est pas les plus grandes oreilles qui entendent le mieux ..." ?!

Mais au fait, pourquoi couper le coupon en 2 ? Et bien pour avoir une surface de travail plane et une autre arrondie. J'ai trouvé ça plus facile et plus logique que de retailler, et donc, aussi, de réduire les surfaces de ma future enclume.
Quelques cordons de soudure à l'arc avec de la grosse baguette (là y a peu de chance de trouer : - ) pour refixer les 2 morceaux de coupon "inversés".

Il ne reste plus qu'à faire 4 trous sur le coté plat qui servira de pied, pour les vis de fixation (bien qu'en fait, pour le moment, je ne l'ai jamais fixé : - )

Et sur le dessus, sur la surface plate aussi, 2 séries de trous (merci à lolo avec sa perceuse sur colonne et ses grosses mèches!) de tailles différentes comme "accessoire" pour, par exemple, cintrer des tiges ou des petits tubes.

Voila le résultat.
Les puristes diront (disent) "c'est nul, ça c'est pas une vrai enclume", mais moi j'en suis ravi.
Dés que j'ai du modelage à faire sur du métal, besoin de faire de la torsion sans me casser la tête pour faire tenir dans un étau, etc... elle va super bien.

La plupart du temps, je l'utilise posée sur un gros morceau de caoutchouc de revêtement d'air de jeu pour limiter les vibrations ainsi que le bruit parasite.