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mercredi 2 septembre 2015

Tuer/exterminer des rhizomes de bambous trop envahissants

Comme d'autres, j'ai (eu) un problème de bambous envahissants.
J'ai cherché des infos sur le web et j'ai testé différentes techniques/produits.
Voici la méthode efficace, simple et rapide à laquelle j'ai abouti pour me débarrasser de rhizome de bambous, sans me fatiguer.

*** ça ne fonctionne malheureusement pas sur les roseaux/cannes de Provence, même si "mais c'est des rhizomes aussi ?!" ***

Le point faible du bambous, c'est le pousse, vert, tendre, "absorbant" (aux produits phytosanitaires).
Mais en général, il est protégé très tôt par des feuilles (jaunes) qui rendent inefficace, le traitement par pulvérisation de produit.
Et inutile d'asperger les cannes de bambous, ça leur fait visiblement comme "une douche à un canard".

Ma solution consiste à injecter, au printemps ou en été (donc, quand la sève circule) un produit systémique directement dans quelques pousses pour les empoisonner ainsi que le(s) rhizome(s) qui va(vont) avec.

Aucun intérêt de tenter de sortir les rhizomes du sol, c'est même contre-productif pour la transmission du poison par la sève, donc pas besoin de se casser le dos.

Mes armes du crime :
. un opinel (un couteau quoi) pointu et bien affûté
. une petite seringue (j'utilise une seringue à pâtes thermique pour processeur: c'est tout petit). Pas besoin d'aiguille
. un petit flacon plastique

. le poison:
    Je prépare un cocktail que j'utilise pour nettoyer le fossé à coté de chez moi, tous les ans au printemps (mélange de ronce et d'herbe).
    Dans un bidon de 2 litres (qui me sert à préparer mon désherbant avant de le mettre dans le pulvérisateur), je met:
    . une dose, pour 5 litres, de débroussaillant Bayer (plus efficace, pour mes ronces, que la marque RoundUp)
    . une dose, pour 5 litres aussi, de désherbant total systémique (n'importe quelle marque)
    Je complète à 2 litres avec de l'eau et je secoue énergiquement pour bien mélanger.

    Je prélève une dose dans le petit flacon en plastique (précédemment, dose de vinaigrette pour salade à emporter, miam).
C'est plus facile à trimbaler entre les bambous qu'un bidon de 2 litres.

    Le reste du produit ira dans mon pulvérisateur, avec un colorant/marqueur agricole, complété à 5 litres, pour traiter mon fossé; mais ça c'est une autre histoire : - )

Dans le cas des bambous, peut-être que les 2 composants de mon cocktail ne sont pas nécessaires et que seul le désherbant suffirait (comme je l'ai lu sur certains forums), ou à un dosage différent.
Je vous donne la formulation que j'ai utilisé et qui fonctionne très bien.

. Faire une petite incision sur la tête du pousse, juste assez pour pouvoir passer l'embout de la seringue et verser du produit à l'intérieur de la pousse, ou dans le cas d'une pousse plus évoluée (mais toujours verte), couper la tête et fendre le haut.









. Une petite injection de poison à l'intérieur du pousse de bambou. Il n'est pas nécessaire d'en mettre beaucoup.






Avec ma petite seringue pleine, je fais 3 injections alors!

. Une petite pression si nécessaire pour "refermer" la plaie

L'opération est à répéter sur toutes les pousses disponibles, et à venir.
Si d'autres pousses apparaissent dans les jours qui suivent, ça tendrait à indiquer que vous êtes en présence de plusieurs rhizomes "autonomes".
Et donc traitez au fur et à mesure de l'apparition de nouvelles pousses, pour "toucher" tous les rhizomes encore vivants.
Mais vous ne devriez pas avoir beaucoup de répétitions à faire.

Suivant l'étendue de la bambouseraie à traiter, je vous conseille de commencer par tout raser pour y voir plus clair et de traiter les pousses au fur et à mesure de leur apparition (évidemment, moi j'ai pas fait comme ça. Et du coup, j'ai vu des cannes de bambous bien développées jaunir et mourir.).
Normalement, vous ne devriez pas avoir à intervenir plus de 3 ou 4 fois.

Dans mon cas, la "bambouseraie" couvrait une zone d'environ 15 m par 3 m.
J'ai traité 5 pousses en 2 fois à 15 jours d'intervalle.
1 semaine après le premier traitement, les 3 pousses traités n'avaient pas changés de taille (alors qu'ils étaient sortis de terre en 1 semaine) et ils avaient bien commencé à jaunir.

Lors du 2ème traitement:
. les 3 premiers pousses traités avaient complètement jaunies. Ils me "sont restés dans la main" quand j'ai voulu tirer dessus pour voir s'ils tenaient encore bien, et ils sont tombés en morceaux.

. il y avait des lignes jaunes de bambous morts au milieu d'autres encore verts.

Après le 2ème traitement, il n'y a plus eu de nouvelles pousses du tout.

2 mois après, quasiment tous les bambous étaient morts.

Entre-temps, j'ai fait un essai, chez un collègue, sur une (seule) pousse de bambou, chez lui, mais provenant de la haie de bambous de son voisin ("qui n'a pas cerclé avec le film PVC ...." histoire classique).
15 jours plus tard, la plupart des bambous qui étaient rentrés (ou plutôt sortis ?) chez lui, sont morts et une partie de la haie de bambous chez son voisin a méchamment viré au jaune.


Des infos d'amis paysagistes:

- Ce n'est pas nécessaire d'acheter du film spécial rhizome, généralement surfacturé.
Il suffit d'acheter du "Delta MS" (ou équivalent), c'est le film (on dit "nappe" en fait) de PVC, avec alvéole, que le terrassier ou le maçon place entre le vide sanitaire et la terre de remblai pour bloquer l'humidité.
C'est aussi solide sinon plus que les films spéciaux rhizome, c'est donné pour plus de 40 ans et c'est beaucoup moins cher(en plus on peut récupérer des grandes chutes dans les conteneurs de chantier d'immeuble ou de lotissement).

- Le traitement le plus couramment utilisé pour de grosses infestations:
. Décaisser, au tracto-pelle, toute le zone infestée, sur 80 cm d'épaisseur,
. Placer un film (donc le Delta MS) de séparation, jointé au béton!
. Remblayer avec de la terre exempte de rhizome (généralement de la terre végétale en provenance d'une composterie).

Ma méthode est tout de même beaucoup plus cool.


















Démonter une bouteille de gaz, facilement et avec le minimum de risque.

J'ai vu sur le web pas mal de méthodes/conseils salement inquiétants: attacher la bouteille à un poteau ou un pilier avec une corde, ou en mettant une barre à mine dans un des trous du pied de la bouteille et en coinçant la bouteille avec son genoux, scier le robinet, taper avec une masse sur la clé à molette ...
Il y a plein d'autres façons plus sympathiques de mourir! ( - :

Voici comment je fais personnellement pour éviter, au maximum, de me faire péter la courge, et surtout avec le minimum d'effort (feignant et fier de l'être!).

D'abord, la bouteille doit être le plus vide possible.
Je vous déconseille, si elle n'est pas vide, de l'ouvrir, en plein air, en espérant qu'elle se vide toute seule.
D'abord, c'est interdit (non, tu crois ?!).
Ensuite il y a un système de valve en caoutchouc pour l’empêcher de se vider à toute vitesse, donc ça peut durer un bon moment et
même un jour de grand vent, il n'est pas dit que ça suffise: ça fait long la partie de roulette russe.
Et aussi, on est jamais à l'abri d'un voisin ou d'un passant innocent qui fume sa clope juste "sous le vent".

Perso, je demande autour de moi et il y a toujours quelqu'un qui est ravi de finir gratuitement les bouteilles de gaz que je trouve.

Une bouteille de gaz bien vide, c'est en la mettant à l'envers qu'on le voit.
En effet, le butane et le propane sont plus lourd que l'air.
Donc, même ouvert à fond, si la bouteille est droite, elle contient toujours une quantité non négligeable de gaz. En lui mettant la tête en bas, là on la vide vraiment.

Pour la suite, on se met en plein air et on laisse le robinet bien fermé
(une étincelle est si vite arrivée et il subsiste toujours un petit peu de gaz).

Pour la fixer, il suffit d'avoir une échelle, un escabeau, une paire de rampe de voiture, bref un machin avec des barreau suffisamment long pour faire levier. Et surtout qu'on installer en plein air (le pilier de ma terrasse est un peu trop prés de la maison à mon gout).

Donc moi je couche la bouteille sur une paire de rampe à voiture de base (c'est ce que je trouve de plus pratique) .
2 grosses sangles à cliquet pour bien serrer la bouteille contre son support et éviter qu'elle bascule d'un coté ou de l'autre.
Un tube d'au moins 1 mètre (1 mètre ça suffit largement) et une bonne clé anglaise ou clé à molette.

En regardant le bout de filetage qui dépasse, on vérifie dans quel sens il faut dévisser.
Moi, peureux de nature, je met un petit coup de jet d'eau sur le tout pour que ce soit pas trop sec ( - :

Je monte sur le support pour faire contre poids (96Kg, ça fait déjà le beau contrepoids : - ).
Je tire sur le tube qui rallonge la clé.
ça force un tout petit peu (mais vraiment un tout petit peu) puis ça se dévisse tout seul (le pas de vis est conique).


Immédiatement après, je détache la bouteille et je la remplie d'eau jusqu'à la gueule (mais vraiment! tant que l'eau n'arrive pas au dernier tour de filetage, il reste encore un peu de gaz).


A y é, la bouteille n'est plus dangereuse.
L'odeur du gaz (qui, en fait, n'a pas d'odeur, c'est un parfum rajouté par sécurité) est super persistante.
Le robinet pue encore après des semaines, même posé en plein air et en plein soleil.


P.S.: Quand je vois sur des trottoirs, le matin, des bouteilles dont le robinet a été scié (pour être revendu au poids) à la scie à métaux,
je trouve que c'est bien se faire suer et prendre des risques bêtement, alors que c'est si simple de le démonter comme je fais.
Et en plus, on récupère encore un peu plus de métal (le filetage).