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mardi 15 novembre 2016

Fabriquer du BioChar avec ses déchets verts dans son poêle


ou aussi: "Une autre façon de valoriser ses déchets verts"

Comme il n'y a pas que le compost et le paillage dans la vie, ça fait un bon moment que je cherchais un moyen d'utiliser nos déchets verts comme combustible.
Mais, évidemment, une méthode pratique qui n'apporte pas plus de contrainte que le compostage, le paillage, ou même le "jetage" à la déchetterie.

A ce jour, je n'ai pas (encore) trouvé un moyen simple ,facile et efficace de faire sécher toutes cette matière première.
Même bien exposé plein sud (dans le sud de la France) avec un système de serre, des clayettes, avec circulation d'air, etc ...une bonne partie reste humide et composte tout de même toute seule. Je dois bien avouer que j'ai un peu laissé tomber cette question.

Par contre, après avoir joué à faire des fusains et du charbon de canisse dans mon poêle, l'idée m'est venue, naturellement, de tester cette méthode sur mes déchets verts.

Pour mes essais, j'ai utilisé mes boites de conserves "spécial pyrolyse".
Pour rappel, ce sont de simple boites de conserves munies d'un couvercle avec des trous (le couvercle, pas les boites).
Le couvercle est fait à l'aide d'une dessertisseuse de boite de conserve: je supprime le reste de sertissage d'une boite et en dessertissant le cul d'une autre, j'obtiens le couvercle de la première (le "cul" dessertie s’emboîte sur une boite dessertie).
Il ne reste plus qu'à faire un (ou des) trou(s) dans le couvercle, pour l'évacuation du gaz.
Ensuite, je rempli la boite avec de la matière première et je la pose au fond de mon poêle (allumé évidemment) pour la soirée
Le lendemain matin, à froid, je récolte.

J'ai d'abord fait des tests avec des iris frais (les fleurs, les tiges, les feuilles bien vertes, les rhizomes, tout).
Le résultat (le "charbon d'iris" ?) est un peu surprenant: on retrouve bien la forme des fleurs, des feuilles, etc... mais tout noir, bien cassant et avec le petit bruit métallique caractéristique quand on tapote du charbon de bois.

Ensuite, j'ai essayé avec du broyat de branches et de feuilles tout frais (ma femme avait fait de la taille).


J'ai même testé avec du trognon de pommes, de la peau de kiwi et de la peau de banane fraîchement mangées (ma fille voulait savoir si ça marchait aussi).

A chaque fois, la magie de la pyrolyse s'opère parfaitement.
Pendant la pyrolyse, je vois toujours ces superbes flammes de gaz qui sortent des boites.
Et c'est toujours la petite boite avec son seul trou qui fait la plus belle flamme ( - :

Dans la méthode "normale" de fabrication de Bio-char (beaucoup d'article et de vidéo sur le web), il y a toujours une étape obligatoire de séchage complet de la matière première.
Étant donné qu'elle fait aussi office de combustible, si elle n'est pas sèche, impossible de l'allumer.

De la façon dont je m'y prend, le séchage est superflu: le combustible est ailleurs ( - :
Même si le broyat de branche a commencé à composter dans son bac, ou même s'il a été détrempé par une pluie diluvienne; après un passage dans une boite à pyrolyse dans mon poêle, j'obtiens toujours du charbon le lendemain.

J'ai essayé en pressant (à la main), ou non, le broyat dans la boite de conserve, le résultat est le même.
Donc, autant presser un peu, on en rentre plus.

Alors, évidemment, je n'ai pas l'intention de faire une production industrielle de bio-char de cette façon là, dans mon poêle avec mes déchets verts.
Mais au moins, je transforme, à mon échelle et à mon rythme, mes déchets verts en combustible.

En plus, je me demande si la combustion du gaz de pyrolyse n'améliorerait pas le rendement de mon poêle; encore faudrait-il mesurer l'énergie consommée par la pyrolyse, par rapport à celle apportée par la combustion des gaz ?
En tout cas, je n'ai pas remarqué que mon poêle chauffe moins fort.








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