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mercredi 19 avril 2017

Rabouter 2 bouts de tube en acier par soudure à l'arc

Certains disent aussi "abouter 2 tubes", mais il semble que le verbe correct est celui indiqué dans le titre.

Alors rabouter 2 tubes (rond ou carré, même combat) en les soudant semble rebuter pas mal de gens. Y compris des soudeurs largement plus compétent que moi ("on arrive jamais à avoir un résultat bien droit" , "ça marche jamais correctement")

Je pratique relativement souvent, dés lors que j'ai besoin d'une longueur de tube que je n'ai pas. Je met donc plusieurs morceaux plus court, bout à bout (dans la "récup" on trouve rarement du "tout cuit")

J'ai cherché un peu sur le web, sur YouTube, sur des sites de formations, etc.. si cette façon de faire n'était pas déjà décrite, mais je n'ai rien trouvé de probant.


Avec 2 ça va plus vite
Je reprend, à peu prés, la méthode de l’attelle (pour un os cassé), pour tenir les 2 bouts de tube durant la soudure et surtout pendant que la soudure refroidit et donc que le métal tend à se rétracter (apparemment c'est surtout ça qui perturbe l'alignement des 2 bouts).


J'utilise, comme attelle, un beau morceau de cornière galva.

Avec 2 (ou plus) cornières ça permet d'aller un peu plus vite quand on a plusieurs tubes à rabouter.

Une des premières conditions, c'est que les coupes des 2 tubes soient le plus propre et le plus "à 90°" possible.
C'est pas toujours facile d'y arriver et de toutes façons, un écart peut toujours être comblé à la soudure.
Une autre condition, évidemment, c'est que les bords de vos tubes soient propres et correctement ébavurés, mais ça c'est valable pour toutes les soudures.

Je place, dans un premier temps, les 2 bouts, bout à bout, en m'efforçant de les positionner pour avoir le minimum d'écart de soudure tout en maintenant l'alignement.
Je fixe chaque bout avec 2 serre-joints chacun: un vertical et un horizontal, le tout serré à mort.

Là je réalise 3 points de soudure, pas plus, pour limiter les contraintes subies par le métal.

Ensuite je laisse complètement refroidir et quand je dis refroidir, c'est que je puisse poser le doigt dessus et sentir que c'est froid.
Ne surtout pas tenter d'accélérer le refroidissement avec l'eau: "patience et longueur de temps ...."
Cela m'est arrivé de desserrer les serre-joint trop tôt (j'étais pressé, j'avais plein de tube à abouter), et hop, foutu l'alignement, obligé de tronçonner mes points de soudure.

Une fois les points de soudure bien refroidis, je démonte les serre-joints.

Je retourne mes tubes "à moitié" aboutés et je place 4 cales d'égale épaisseur entre la cornière et les tubes.

Ces cales servent à compenser l'épaisseur des points de soudure qui perturberait l'alignement des tubes sur la cornière.
D'ordinaire j'utilise 4 bouts de fer plats "dédiés" mais le jour de la photo, impossible de leur mettre la main dessus.
ça marche aussi bien avec 4 petits carreaux de céramique.

Pourquoi je n'ai pas fixé à demeure, 4 cales sur ma cornière ?
Bin, il y a longtemps, je l'avais fait .... en les soudant ) - :
Les soudures, mêmes petites, ont voilé la cornière ) - :
Le résultat final
J'ai trouvé que l'idée de 4 cales "volantes" c'était d'un bon rapport qualité/travail.

A nouveau, les serre-joints serrés à fond. A nouveau, 3 points de soudure et attente de refroidissement complet.

Une fois complètement refroidi, je démonte le tout et je comble l'espace entre les points de soudure en alternant diamétralement.

Une fois les soudures copieusement meulées, on ne voit généralement plus trop le raccord entre les 2 tubes.

mercredi 5 avril 2017

Moai semi-cubiste

Ou "Moai à moitié cubiste" ? en fait je ne suis pas totalement convaincu que l'appellation "semi-cubiste" soit la plus adéquate (ou alors, je viens d'inventer la notion ? : - )

Ce que j'ai voulu signifier par cette expression, c'est que le travail de "cubisme"est amputé de moitié, par rapport au moai cubiste.

Au lieu de travailler, un bout de bois cylindrique sur 4 faces, pour le transformer en une sorte de cube, je n'en travaille que 2. Celle de la face et du dos (en même temps, si je sculpte que les cotés, on aura du mal à reconnaître un visage : - )

Mais ce n'est pas parce qu'on fait impasse de la moitié du travail "du bois" que c'est moitié plus simple.
Au contraire même dirais-je.
C'est quand même assez pénible d'essayer de tracer des traits droits sur des surfaces courbes ( - :

Je reprend donc le même principe et le même schéma que pour le moai cubiste, sauf que (je répète pour ceux qui dorment au fond), je ne vais m'occuper que de 2 cotés opposés: la face et le dos.


Et c'est là qu'on découvre comme c'est bien pratique d'avoir des cotés plats pour pouvoir dessiner tous les traits de cotes.

Alors, pour me faciliter la vie, je me suis créé une sorte de repère en fixant 2 planches perpendiculaires sur le haut et le dos de la bûche de bois.
L'astuce n'est pas idéale et est très largement perfectible, mais pour le moment, c'est tout ce que j'ai trouvé.

Grâce à ce repère, je reporte, à l'aide d'une équerre et d'un réglet métallique souple, toutes les cotes et les traits sur mon futur moai.

Le tracé est fait en double des 2 cotés de la pièce (j'ai tendance à scier de travers et sans ce double tracé pour me repérer dans mes coupes, je vais découper une tronche en biais : - )

Pour reporter au mieux les cotes d'un cotés à l'autre, j'ai utilisé un mètre à ruban de couturière.

Après ça, je peux attaquer le "gros œuvre" de la découpe.
J'ai laissé mes planches repères fixées, elles m'ont servi de support.



Vu la taille de la bûche, la tronçonneuse ne m'a pas semblé bien indiquée.J'ai donc plutôt employé une scie sabre avec une lame de scie égoïne pour les grosses découpes.



Le "second œuvre" est réalisé au ciseau à bois, bien affûté (sur le bois bien sec, ça fait une belle différence).

La finition aussi est faite au ciseau à bois :
Personnellement, je préfère garder un petit aspect brut, alors je n’emploie pas trop le papier de verre.