Rechercher dans ce blog

samedi 11 novembre 2017

Fragmenter un disque dur

Proposition incongrue et contre-nature me direz-vous.
C'est vrai que lorsqu'on cherche ça sur le web, on ne trouve que des infos sur le contraire: la défragmentation.

Alors "mais pourquoi diantre vouloir fragmenter un disque dur volontairement ?" me direz-vous de surcroît.

Dans le cadre de mon "hobby" de torture de disque dur:
"Cloner (dupliquer) gratuitement et facilement un disque dur complet ou une partition",
"Formatage physique d'un Disque dur: préparer ou réparer",
"Faire du ménage sur son disque dur"

j'ai souvent utilisé différents softs qui remplissent de zéro, vérifient la surface, etc...

Mais il m'est arrivé que des disques "validés" ainsi, faillissent (à nouveau) rapidement lors d'une grosse copie (ou non), ou d'une utilisation quelconque, mais "réelle".

De façon quelque peu empirique, mais plus réelle, j'ai tenté de m'assurer de la fiabilité de ces disques durs en faisant de grosses copies, des suppressions en cascade, puis CheckDisk et défragmentation.

Et c'est là, justement, lors de ces défragmentations, que j'ai toujours été quelque peu déçu (en bon "conquérant de l'inutile" !) du faible taux de fragmentation que j'arrivais à générer par mes manipulations de fichiers.

C'est comme ça que j'ai décidé de pondre un petit soft (écrit en WinDev évidemment!) optimisant la fragmentation d'un disque dur.
Dans le même temps, les monceaux de manipulations de fichiers nécessaires permettront de pousser le disque dur dans ses derniers retranchements et s'assurer ainsi de sa fiabilité.

Je vous laisse apprécier le menu
. remplissage du disque avec des fichiers de 1 cluster
. suppression d'un fichier (de 1 cluster) sur 2
. création de fichier de 2 clusters, à concurrence de la place disponible
. suppression d'un fichier (de 2 clusters) sur 2
. création de fichier de 3 clusters, à concurrence de la place disponible.

Là, le disque est bien mûr pour une vrai défragmentation où ça va mouliner sévère.

Évidemment, on ne parle ici que des disques dur à plateau (pas de disque SSD, pas de clé USB, etc...) formaté sous Windows (sous Linux pas de vrai notion de fragmentation).

Mon programme de fragmentation est à votre disposition sur mon site chez Free.

Etabli/servante de bricolage extérieur


Un plan de travail grand, solide, à la bonne hauteur et qui soit déplaçable; je pense qu'on sera tous d'accord pour dire que c'est bien sympa pour bricoler.

J'avais besoin (envie ?) d'un vaste plan de travail, qui puisse "coucher" dehors, que je puisse déplacer facilement et aussi avec des espaces de rangement.

En même temps, qui dit "rangement dehors" dit "amoncellement de feuille" et autres sables et terres, amenés par le vent et la pluie.
D'où l'idée d'utiliser des grilles pour les espaces de rangement.

Je suis parti d'une porte métallique de récupération (merci maxou!).

Sur les dimensions de cette porte, j'ai retaillé 2 grandes et solides grilles, dans un cadre, qui traînaient sur mon terrain.
Ensuite, j'ai relié ces 3 éléments en soudant 4 jambes en grosse cornières, aux 4 angles.

La hauteur finale du plateau (90 cm) est calculée pour moi (je fais 1,83m) et en tenant compte de la hauteur des roulettes évidemment.

Le cadre inférieur a été équipé de 4 grosses roulettes, genre pour gros conteneurs de poubelle, avec le même type de fixation que pour mes "îlots d'atelier".

L'ensemble est assez lourd, et donc stable, mais se déplace relativement facilement.


Le tout a été peint avec de la vieille (plus de 35 ans : - ) peinture à voiture, afin de résister quelque peu aux intempéries.

Au final, cela se révèle être très pratique et surtout confortable pour bricoler en extérieur (à l'intérieur aussi).

Bien évidemment, à peine fini, ce super établi m'a déjà été kidnappée par ma fille pour faire de la peinture à la bombe ( - :

vendredi 10 novembre 2017

Billot à fendre le bois, durable et efficace

Le billot pour fendre le bois, le modèle ancestral (le gros bloc de bois posé au sol) n'a jamais été vraiment mon copain.

Déjà, j'ai longtemps été allergique à la fente du bois à la hache ou au merlin.
Le peu que j'avais pratiqué:
- soit le merlin se plantait dans la bûche sans la fendre (le plus souvent),
- soit il passait à travers comme dans du beurre pour se planter (et les 2 morceaux de bûche se barraient à "perpette les olivettes" histoire de me faire courir encore un peu), bien comme il faut, dans le billot.

S'en suivait 1/4 d'heure, 20 minutes d'empoignades avec le billot ou avec la bûche, pour tenter de récupérer ma hache.

J'avais aussi tenté le coin à fendre, avec le merlin ou une longue masse.
Là, quand je ne loupais pas le coin (donc 1 fois sur 3), je le prenais sur un angle et pffiiou il partait comme un suppositoire à la glycérine dans les WC, dans une direction aléatoire.
Je sais pas comment je l'ai jamais pris dans la figure (dans les chevilles, oui, plein de fois)

Mais là, je me suis réconcilié, il y a quelques temps, avec la pratique du coin à fendre, grâce au blog d'une nana qui explique sa façon de faire avec une masse plutôt qu'un merlin.
J'ai essayé sa méthode et effectivement, j'ai été bluffé comme ça fonctionne bien et comme c'est efficace.

Mais ça reste un peu plus long à faire, que les mecs qu'on voit sur YouTube, qui fendent leur bûche d'un seul coup de hache.

Pour le merlin, en revanche, je dois être trop con, parce que, jusqu'à récemment, je n'y arrivais décidément pas (heureusement que mon copain Thierry a une fendeuse hydraulique : - ) à fendre correctement mes bûches.

Voici, selon moi, les défauts majeurs du billot en bois ancestral:

. quand la hache se plante dedans, c'est l'enfer pour l'en extraire

. à force de prendre de grand coup de hache sur la tête, c'est le billot qui finit par partir en morceau.
On peut aussi, évidemment, utiliser du bois super costaud pour faire son billot, mais par chez moi, ça court pas les champ, les grosses billes de bois en ébène ou en chêne.

. la bille de bois, posée au sol, fini par pourrir par le bas.
J'avais déjà solutionné ça, en la fixant, par de gros tire-fond, sur une jante de bagnole.

. quand la bûche se fend, les 2 bouts de bûche s'envolent à toute vitesse dans des directions opposées, et le plus loin possible évidemment : va chercher, penches toi, encore et encore, merci pour mon dos.

Sur YouTube, certains utilisent un pneu, une chaîne, une sangle, et ensuite, on les voit couper du bois avec une telle facilité que je me demande toujours si ce sont des Jedï avec une hache laser, ou s'il se chauffe avec du balsa ( - :

Je me suis demandé "quelle matière pourrait prendre des grands coups de hache, sans laisser rentrer la hache et sans l'émousser aussi ?". ouais parce que l'acier ou le granit, c'est pas l'idée.

Et là, je me suis rappelé mon (épuisante) expérience avec le revêtement d'aire de jeu en copeaux de pneu.

Ni une, ni deux, j'ai pris un morceau de revêtement d'aire de jeu et je me suis mis à lui donner de grands coups de hache bien affûtée.
Non seulement, la hache rebondit à peine (je m'attendais à pire), mais les coups de hache ne laissent quasiment pas de trace, et encore moins de coupure.
Du coup, j'ai tenté l'expérience sur un bout de bande de roulement de pneu de bagnole: pareil, sauf que ça rebondit encore moins.

Alors maintenant, je met mon morceau de "revêtement d'aire de jeu" sur quoi ?

Un vieux cadre métallique de récup (apparemment, quelqu'un qui a essayé, puis abandonné, de faire une table basse ?) qui traînait dans mon garage.
J'avais aussi pensé à le mettre directement sur un billot de bois existant, mais je n'ai pas encore trouvé de moyen de fixation efficace.
Simplement posée, au bout de quelques coups, la plaque finit par avoir tellement bougé, qu'elle tombe.


Quelle est la bonne hauteur pour un billot ?
J'ai envie de dire "comme vous le sentez". Sur le web, j'ai trouvé plusieurs courant de pensée sur ce sujet.
Personnellement, la bonne hauteur est légèrement en dessous de mon entrejambe.
Plus précisément, c'est la hauteur de mes mains lorsque je laisse pendre mes bras.
En ce qui me concerne, c'est la position où je me sens le mieux avec le plus de puissance pour fendre une bûche.
Comme mon cadre  métallique est un peu petit pour moi, j'ai empilé plusieurs plaques de revêtement d'aire de jeu.

Et maintenant, comme limiter la fuite des bûches ?
Et bien, disposant d'un billot carré, j'ai d'abord placé 2 palettes, une de chaque coté, et derrière, un bout de grille.
Le tout fixé avec une simple sangle.
Je tacherais de faire moins caraque plus tard.
Par la suite, j'ai retaillé 3 palettes, ça fait moins moche.

A l'utilisation, il arrive encore, anecdotiquement, que des bouts de bûches s'échappent en passant par dessus les cotés, mais ça reste anecdotique.
La plupart du temps, les morceaux de bûches restent dans leur enclos et je n'ai plus besoin de me baisser pour les ramasser ("eau pue thym que c'est cool ça!!")

Un effet (sur moi en tout cas) que je n'avais absolument pas intuité, avec mon nouveau billot, c'est que je suis beaucoup plus efficace:
je tape plus fort avec la hache et du coup, je subis moins d'échec: beaucoup plus de bûches fendues du premier coup.


Je pense que c'est lié à un mécanisme psychologique: l'utilisation de ce type de billot supprime un "frein" dans la tête du style
.  "si tu te plante trop fort dans le billot , tu va encore galérer une heure",
ou "si les bûches partent trop vite, tu vas encore aller les chercher à Cuges".

Non là, je donne vraiment tout sur le coup de hache, et paradoxalement, c'est moins fatiguant ou tout du moins plus valorisant de fendre quasiment du premier coup.

Le simple fait d'avoir garé ma voiture dans l'axe de la hache, m'a fait percuter qu'une simple pensée furtive ("si la hache décroche, j'explose la voiture") me faisait taper moins fort, et de nouveau, j'avais du mal a fendre du premier coup.

J'ai déplacé la voiture et je me suis remis à faire de l’abattage de bûche.

Alors attention: encore une fois, pas de miracle!
Les bûches contenant un nœud ne se fendent toujours pas.
Pour elles c'est mort.
C'est soit la fendeuse hydraulique de titi, soit la tronçonneuse ou la scie, mais je ne peux toujours pas les fendre au merlin (désolé pour ceux qui en ont rêvé).

jeudi 9 novembre 2017

Réparation de mes rallonges électriques

Comme tout ceux qui bricolent un peu sérieusement (de surcroit avec une femme qui bricole aussi : - ), je dois souvent réparer des coupures (plus ou moins profondes) sur des rallonges électriques, sans compter les rallonges que je récupère (coupées aussi en général).

Combien de fois ais-je entendu:
- "Et pourquoi tu met pas directement une prise ? tu raccourcis la rallonge mais tu perds pas beaucoup"
- "Et pourquoi tu met pas simplement un domino/sucre ?" alors ça c'est ce que je fais dans l'urgence (c'est à dire tout le temps) et que je laisse généralement un bon moment.

Les 3 types de coupures sur la même rallonge
Jusqu'à ce que ça m'énerve que la rallonge se bloque, au moment de l'enrouler, justement sur un domino.

Et quand la foudre me prend, je remplace mes dominos par des épissures (voir la définition précise dans Wikipédia).

Pour ce faire, j'utilise de la gaine thermorétractable (de différentes tailles), un fer à souder et du fil d'étain, une pince coupante, un réglé, une paire de ciseau, un décapeur thermique  (ou plus exactement un chalumeau à air chaud chinois).


Je vois principalement 3 types de réparations à faire sur mes rallonges (par ordre croissant de gravité):

. la gaine principale, et elle seule, est entaillée.
L'isolant des fils électriques n'a pas été touché.
En attendant, je met généralement un bout de scotch alu.
Puis je "profite" d'une réparation d'une coupure complète du cable, pour glisser un morceau de gaine thermorétractable à la place du scotch alu.


. la coupure atteint aussi l'isolant d'un ou plusieurs fils

Là, j'essaye d'éviter de sectionner complètement (si un seul fil est touché).
Je répare juste l'isolant du(des) fil(s) en enroulant autour du ruban auto-vulcanisant (on dit aussi "auto-amalgamant").

Par dessus, je place un bout de gaine thermorétractable qui fait la longueur du dénudage, pour compenser l'épaisseur de la gaine du câble.
Et encore dessus, un bout de gaine thermo qui dépasse de 1cm minimum de chaque coté du "dénudage".


Si je suis vraiment contraint de sectionner complètement, voir ci-après.

. le câble est partiellement ou totalement sectionné

Pour commencer, suivant l'état de la coupure, je (re) sectionne proprement pour pouvoir travailler sur une base saine.
Je dénude la gaine des 2 bouts de câble; d'un coté sur 5 cm minimum, de l'autre sur 2 cm (ou 3 : - )

J'ai jamais trop été foutu de dénuder un câble au couteau ou au cutter, sans entamer les fils dessous.
Alors j'utilise une pince à dénuder prévue pour ça (merci à mon copain Adolphe l'électricien).

Ensuite je dénude les fils électriques, de 1 cm chacun: la soudure se fera donc sur 1 cm.


On trouve (sur le web) plusieurs écoles pour souder les fils:
il y a ceux qui les entremêlent (ils entrecroisent les brins des fils), ceux qui font 2 boucles l'une dans l'autre, ceux qui entortillent les fils, avant de les souder.
Et puis, il y a ceux (les plus courants) qui les étament d'abord avant de les souder côte à côte.

Les 3 premières méthodes sont certainement les plus solides, mais elles demandent de faire plus chauffer le cuivre lors de la soudure, car il y a plus de matière à amener à la température pour la fusion du plomb.

Alors que pour la dernière méthode, en étamant séparément les 2 fils à l'avance, on réduit beaucoup le temps de chauffe de chacun des fils.

En quoi est-ce gênant de trop chauffer ?

Et bien, quand on a enfilé un bout de gaine thermorétractable sur l'un des fils, si ce fils chauffe trop, la gaine thermo va chauffer aussi (le cuivre est un excellent conducteur de chaleur aussi) et donc se rétracter alors qu'elle n'est pas à sa place définitive: et là, on est bon pour tout recommencer.

Donc, personnellement, j'étame d'abord tous mes bouts de fil électrique.

Ensuite j'enfile sur le câble, mes bouts de gaine thermorétractable: un de 6 cm (la taille du dénudage du câble), un de 8cm (la taille du dénudage plus 2 cm).

Sur les fils électriques "longs", j'enfile une gaine thermo de 3 cm: la soudure fait 1 cm et la gaine dépasse d'au moins 1cm de chaque coté.
Par sécurité, on peut doubler ces gaines là (une pointe dans la soudure peut finir par perforer la gaine).

Je soude les fils de cuivre en côte à côte en m'aidant d'une pince étau (ou parfois d'un étau) pour tenir l'un des 2 bouts.

Au besoin, je rectifie la soudure au moyen d'un petit marteau, si elle présente des boursouflures ou des pointes.

Tant que j'y suis, je vérifie maintenant, à l’ohmmètre, que le courant passe bien d'un bout à l'autre de ma rallonge.
Sinon, c'est maintenant qu'il fait s'en préoccuper.

Une fois les soudures bien refroidies (et j'insiste bien, sinon la gaine se rétracte vite quand on la glisse par dessus la soudure avant d'être en place correctement), je met en place la gaine thermo (elle dépasse de 1 cm de chaque coté de la soudure).
Et je la rétracte au décapeur thermique.

Je préfère le décapeur thermique au briquet parce qu'avec un briquet, il m'est déjà arrivé de brûler la gaine et/ou l'enrobage du fil, ou une autre fois la rétraction fut trop violente et la gaine thermo s'est déchirée.

Une fois que j'ai fait tous les fils, je m'occupe du câble.

Pour combler l'épaisseur de gaine manquante, soit je remet un morceau de gaine, soit je comble avec un bout de mousse ou de plastique quelconque, ou un petit bout de chambre à air.

Le plus souvent, je place un premier bout de gaine thermo qui fait l'espace entre les 2 câbles. Hop, on rétracte au décapeur thermique.
La rallonge "du haut" réparée


Je met en place le dernier morceau de gaine thermo,  pour qu'elle dépasse de 1cm sur le câble de chaque coté et je la rétracte.

Et voila, une nouvelle rallonge opérationnelle qui ne demande qu'à travailler.




jeudi 21 septembre 2017

Convertisseur de PDF Libre

J'ai eu besoin de convertir des fichiers PDF.

Je n'ai trouvé que des outils "en ligne", plus ou moins contraignants en terme de publicité et/ou d'inscription obligatoire (tout ce que j'aime).

Mais c'est surtout en terme de fonctionnalités proposée que j'ai trouvé ça un peu léger.

Je voulais convertir un document PDF de plusieurs pages, en un seul fichier image contenant toutes les pages, les unes sous les autres, et en évitant de convertir une des pages du document d'origine.

Alors, hop, sur un coin de table avec (le super) WinDev, j'ai pondu, en vitesse, mon petit outil, sans prétention (comme dab), de conversion avec les fonctionnalités qu'il me fallait:
Convertir toutes les pages dans le même document, les unes sous les autres.

Tant que j'y étais, j'ai paramétré le choix du format d'image de sortie, la possibilité de faire un fichier image par page, de mettre les pages cotes à cotes, de convertir au format texte, ...

Ensuite je me suis dit que s'il y a autant de site en ligne pour faire ça, c'est qu'il doit y avoir un besoin.
Alors hop (encore une fois : - ), je met mon petit outil à disposition de tous, librement sur mon site chez Free.

jeudi 14 septembre 2017

Démonter une vanne à boisseau sphérique

"Pourquoi faire ? Vu le prix, quand elle est cassée, on aussi vite fait d'en acheter une neuve!"

Alors, oui et non.

Pour ce genre d'article pas cher (3 à 5€) et facile à démonter, je me demande parfois si ça coûte pas moins cher de prendre 5 minutes pour le réparer, plutôt qu'une heure (voire plus, vu la croissance de la population dans ma métropole, l'accès aux G.S.B. devient de plus en plus problématique) pour aller et revenir du magasin pour en acheter un.

Mais bon, là n'était pas mon propos, puisque ce type de vanne, j'en ai pas mal d'avance (à force d'en récupérer, tu m'étonnes!), donc je n'avais pas besoin de la réparer.

Non, c'est juste que je voulais extraire cette jolie sphère brillante (le fameux boisseau sphérique) qui m'a toujours intriguée.

Il s'agit de vannes qui ont été fendues par le gel, donc là pour le coup, la réparation est plutôt illusoire.

Pour la démonter, je prend la vanne dans un étau.
Avec une grosse clé à molette, je dévisse la partie dévissable de la chambre de la sphère.

Une fois la chambre ouverte, il faut positionner la poignée de la vanne en position fermée et il ne reste plus qu'à pousser gentiment la sphère (qui n'en est pas vraiment une d'ailleurs) pour la faire sortir.


Et voila, je trouve l'objet assez joli et je ne sais pas encore ce que je vais en faire.
On m'a déjà proposé d'en faire une chevalière, mais les bijoux ne sont pas ma tasse de thé.

Je me suis dit que si quelqu'un voulait et n'arrivait pas à démonter une
vanne à boisseau sphérique, ce petit article l'aiderait surement.

mercredi 13 septembre 2017

Bougie tempête à mèche permanente

Les grosses et belles bougies partent toujours à la poubelle alors qu'il reste une bonne moitié de paraffine.
Généralement parce que la(les) mèche(s) en coton d'origine est(sont) totalement consumée(s) ce qui rend la bougie inutilisable (celle de la photo vient de chez Olivier, que je remercie au passage)

Bon, c'est bien dans le ton de notre société de consommation, mais moi, en bon incroissant que je suis, ça me pique un peu le cul de voir partir à la poubelle une bougie "à moitié" pleine.

En plus, ma femme raffole des jolis récipients en verre de ce type de bougie.

De mon coté, je stocke la paraffine récupérée dans des bocaux à conserve de type "Le parfait".
En laissant simplement ces bocaux en plein soleil, la cire fond et remplit correctement le bocal.
Parfois, je cale juste le récipient d'origine au dessus du bocal, le tout en plein soleil, et la cire change de récipient toute seule dans la journée.
Ou alors avec une casserole d'eau, au bain-marie, ça fonctionne aussi
(bof, c'est tellement conventionnel : - )

Le couvercle du bocal est pratique pour éviter la poussière et autres salissures sur cette nouvelle bougie, mais aussi pour éteindre la bougie tout simplement.

Je récupère aussi les enveloppes de fromage type "Babybel", car, contrairement à ce que j'ai souvent entendu, ça va très bien pour faire des bougies.

Pour installer une nouvelle mèche, je fais un trou avec une aiguille à tricoter (quand la cire est bien molle après un passage au soleil).

Avant je remettais une mèche en coton.
Non, je n'achetais pas de mèche en coton, spécial bougie, qui valent un œil.
J'utilisais tout simplement de la corde de coton, qu'on trouve en supermarché.
Pour faire une plus grosse mèche, j'en tressais plusieurs ensemble.

"Et comment tu fais pour enfiler la mèche en coton jusqu'au fond du trou ?" (m'a t-on dit plusieurs fois).
J'utilise une fine tige rigide (généralement métallique) que je plante dans la queue de la mèche.
J'enfonce le tout au fond du trou et je retire la tige.
C'est tout.

Mais, avec des mèches en coton, je retombais toujours sur la problématique décrite au début, à savoir que la mèche se bouffe plus vite que la cire.

En visionnant une vidéo, sur un tout autre sujet, du génial Barnabé CHAILLOT ("Comment faire de la thermoélectricité avec un module Peltier ?"), j'ai découvert SA solution à ce problème, même si lui l'utilise dans le cas d'une lampe à huile.

Entre parenthèses, ses vidéos contiennent très souvent des idées ou des petites astuces géniales, que je trouve dommage qu'il ne les détaille pas plus, en dehors du contexte de la vidéo.

Mais bon, donc, encore une fois, je n'ai rien inventé, je reprend son idée de faire une mèche en fibre de carbone.
Je me suis donc procuré des flèches cassées (merci Kauzette) et aussi des antennes cassées de voiture (merci Gérald).

Je coupe une tige de fibre de carbone (ça fonctionne aussi avec des tiges en fibre de verre) à la bonne longueur.
Je l'enroule dans un tissu avant de la marteler gentiment pour lui éclater les fibres.

Attention: la fibre de carbone (ou de verre) ça fait de super fines aiguilles qui rentrent dans la peau comme du beurre.
Alors portez des gants, des lunettes, etc...

J'enfile mon petit fagot de fibre de carbone dans le trou.
Je colmate quelque peu le trou en plantant mon aiguille à tricoter tout au tour.
J'aurais aussi bien pu faire couler un peu de paraffine fondue par dessus.

Pour le premier allumage, lorsque le bout de la mèche est encore "sec", je pose un petit éclat de bougie dessus (ou j'arrose avec de l'allume-feu ou du pétrole à lampe) et j'approche le briquet.

Une fois la mèche bien imprégnée, ça démarre, et les fois suivantes, il suffit d'approcher la flamme, comme pour une mèche "normale" et ça s'allume tout seul.

2 inconvénients à ce type de mèche de bougie:
. la difficulté d'éteindre la bougie.
Même en soufflant comme un bœuf, il m'arrive de ne pas arriver à l'éteindre.

Mais bon, du coup, ça fait une bougie "tempête", résistant au vent.
Ce qui se révèle utile, chez nous en tout cas, en cas d'inondation/coupure de courant (mais ça, c'est un truc, faut pratiquer pour apprécier : - ).

La fermeture du couvercle du bocal est radicale pour l'éteindre.

. Consommation de cire qui peut être supérieure.
Comme la mèche ne se consume pas, elle garde sa taille.
A mesure que la cire se consume, la partie émergée de la mèche grandit.
Dans le cas d'une mèche en fibre de carbone, la flamme grandit aussi, et donc la consommation de cire aussi.

Dans le cas d'une mèche en fibre de verre, et d’après ce que j'ai observé, la flamme ne grandit pas spécialement et descend le long de la mèche.

Enfin, du coup, il peut-être nécessaire (mais facile) de recharger régulièrement la bougie en cire en rajoutant des morceaux de bougie autour de la flamme.

Réparer l'antenne cassée d'une radio

Sur un poste de radio de récupération, l'antenne télescopique est sectionnée.

C'est un vieux classique:
On veux replier l'antenne en vitesse.
Elle coince un peu  parce qu'elle est sale ou un peu corrodée.
On force un peu trop:
Bam, le tube creux et fin se plie, quand il ne se déchire pas.

Bon, là visiblement, il est cuit.


Dans ce cas, je recoupe proprement le tube de manière à ce qu'il rentre dans un domino électrique de 6 mm.


Je rentre le bout d'antenne dans la première moitié du domino et je visse.

De l'autre coté du domino, une simple boucle métallique réalisée avec du fil de fer, une tige inox d'essuie-glace, une baguette de brasage (enfin ce que j'ai sous la main), bien vissée aussi.


Voila , alors ce n'est pas le top de l'esthétisme, on est bien d'accord.

Mais la réception radio est rétablie et l'appareil et à nouveau fonctionnel.

Et ça fait une excellente radio d'atelier (merci à celui qui l'a jetée : - )