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vendredi 26 février 2016

Adaptateur pour "transformer" une poêle à bois "normal" en poêle à sciure

La "récolte" de copeaux 2015 étant encore une fois très fructueuse, j'ai voulu tenter le chauffage à la sciure "complet" (comme si j'avais un vrai poêle à sciure) pendant quelques jours.


C'est bien tombé puisque la météo nous a gratifié des quelques journées bien humides et pluvieuses pendant les congés de fin d'année.

J'ai donc bricolé un adaptateur pour le foyer de mon poêle "normal", afin de le transformer, temporairement, en poêle à sciure.

Il m'a suffit d'un bout de grille métallique à petit maillon et d'un bout de large tube métallique (un bon bout de tôle, même fine, aurait suffit) récupéré du système de ventilation d'un bâtiment démoli.

La grille de fond, découpée à peu prés à la forme du foyer, complétée d'une feuille de journal évite qu'au 1er chargement, la sciure ne descende directement dans le cendrier à travers la grille foyère du poêle.

Par la suite, la chaleur agglomère les particules de bois, donc même si le journal a disparu, il y a peu de sciure qui part directement dans le cendrier.

Avec un rectangle de la même grille, roulé, je fait une cheminée, pour l'alimentation en air durant la combustion de la sciure.
La cheminée est fixée à la grille avec 3 agrafes à grillage.

Le bout de tube en tôle a été grossièrement tordu à la main, pour approcher au mieux de la forme du foyer, mais surtout pour "rentrer" dans le foyer ( - :

La mise en place se fait très simplement.
Attention, piège à con: à mon premier essai, j'ai mis directement une feuille de journal en premier, puis posé dessus la grille.
Du coup, l'entrée d'air, à la base de la cheminée, via le cendrier, était bouchée.
J'ai dû faire une bonne dizaine de tentative d'allumage avant de comprendre!


J'ai alors glissé une tige métallique au fond de la cheminée pour trouer le journal et l'allumage s'est enfin déroulé correctement.

Le mieux que j'ai trouvé, donc, est d'empaler une feuille de journal sur la cheminée en grille.


Par précaution, une feuille de journal entoure la cheminée pour éviter que trop de sciure s'y engouffre lors du premier remplissage.

Ensuite, je positionne le tour en tôle par dessus et je remplis copieusement le tout, de sciure, simplement pressée à la main.

Pour l'allumage, je met quelques petits bouts de bois au fond de la cheminée.

L'entrée d'air inférieure du poêle ouverte à fond., j’allume un zip et le laisse tomber dans la cheminée en grille.

Allumage
Pour compléter, je remplis la cheminée en grille de petits bouts de bois bien secs.
Le reste se fait tout seul.

Une fois le feu en cours, pour les rechargements, je remplie préalablement (moins la porte du poêle reste ouverte, moins il y a de fumée qui en sort) un récipient métallique (il va faire chaud au moment de verser) de sciure.
J'ouvre la porte du poêle, et je vide le récipient directement dans le tour en tôle.

Combustion bien avancée
J'ai mesuré qu'avec 20 litres de sciure (2 seaux de maçon), on fait largement 2 heures de chauffe régulière et douillette dans notre Invicta Chamane 14kw.
après rechargement

Par contre, j'ai largement sous-estimé la température à l'intérieur de la "cheminée". Une bonne partie de la grille en galva constituant la cheminée a disparu au bout de 3 ou 4 flambées.


Les avantages de ce type de chauffage:
. Écouler son stock de sciure quand on en a (si on coupe son bois, si on est menuisier ou charpentier,..)
. Peu d'écart de température, en tout cas très peu d'amplitude suite au re-chargement (quand le rajout de bois s'enflamme ....)
. La manipulation de seaux (ou de sacs) de sciure demande largement moins d'effort que pour des bûches.
. Combustion lente, donc qui dure plus longtemps.

Les inconvénients:
. Combustion lente, donc qui noircit bien la vitre du poêle et donc certainement aussi, un peu, le tubage
. Faut avoir de la sciure ?  ( - :

C'est une excellente option pour un weekend pluvieux pour "assainir" l'air de la maison, sans surchauffer, à l'intersaison par exemple.

Bruler de la sciure de bois dans un sac en papier

Suite à mon article "Bruler, simplement, de la sciure et des copeaux, dans un poêle normal, pour se chauffer", des gens m'ont posé des questions sur mon allusion aux "petits sacs en papier".

Il semble que certains éprouvent des difficultés à récupérer un panier métallique de friteuse ou à fabriquer un panier avec une grille métallique
(bien que moi, je trouve le panier métallique plus pratique, que de stocker et de remplir des sacs en papier).
Mais soit! il faut bien "que tout le monde se chauffe" ( - :

En bref, alors oui, on peut très bien se chauffer à la sciure en utilisant des sacs (petits ou pas d'ailleurs) en papier.
Le mieux étant, évidemment, de recycler des sacs de récupération, comme ceux de grandes marques de fast-food, épicerie et autres grandes distributions.

Il suffit de remplir son sac avec de la sciure et/ou des copeaux.
Ce n'est même pas la peine de tasser comme un âne, juste ce qu'il faut avec la main ou le poing, ou même en secouant un peu le sac.
Si on force trop, de toute façon, le sac se déchirera.

Évitez de le remplir trop "à raz la gueule".
J'ai eu le cas où le sac s'est déchiré coté vitre, lors de l'enflamment du sac: j'ai dû attendre la fin de la combustion pour pouvoir ouvrir le poêle sans en tomber partout sur le carrelage (ça, par exemple, ça m'est jamais arrivé avec le panier métallique : -).

Contrairement à ce que j'ai pu lire sur le web, il n'est pas nécessaire que la sciure soit absolument sèche; mais il ne faut pas non plus que la sciure soit détrempée évidemment.
Il m'arrive de bruler de la sciure légèrement humide parce qu'elle avait commencé à composter, ça chauffe très bien aussi.

Ensuite on pose simplement le(s) sac(s) plein de sciure sur un bon lit de braise ou sur un feu.

Le papier prend feu, mais ne s'enflamme pas totalement d'un coup.
Apparemment il y a un effet de masse qui fait que ça brule un peu comme un buche.
Même après combustion complète du papier du sac, la sciure ne s'effondre pas, ou très peu.
Au contraire, le "bloc" reste cohérent un très long moment, quasiment jusqu'à la fin de sa combustion.

En fait, un sac en papier remplit de sciure s'utilise un peu comme une buche de papier ("Des buches de papier facilement, rapidement, sans matériel spécial"), sauf que la cendre produite et largement plus fine que dans le cas de papier.

J'ai remarqué que la cendre fine de la sciure, en se déposant que les braises de bois, ralentit leur combustion. Et du coup, le feu dure plus longtemps (très bien pour la nuit donc) avec la même quantité de bois.

Mais ça c'est pareil avec sac en papier ou panier métallique.

Le lendemain matin, on a une épaisse couche de cendre fine, truffée de gros morceaux de braise encore bien rougeoyants. Le poêle est encore bien chaud.
Il suffit de "secouer" un peu tout ça pour faire tomber la cendre dans le cendrier et débloquer ainsi les passages d'air, et la braise se ravive de suite.


mardi 23 février 2016

Fabriquer du charbon de bois, ou des fusains dans son poêle à bois.


Ma fille devait faire une séance de "peinture au charbon de bois comme les cro-magnon" à l'école, c'est comme ça que je me suis intéressé à la question.

De ce que j'en ai compris, pour faire du charbon de bois (ou des fusains) le principe et de faire cuire "à sec", du bois frais (fraîchement coupé! pas sorti du congélo).
En évitant, autant que possible, que le gaz qui va s'échapper du bois, sous l'effet de la chaleur, ne s'enflamme trop prés du bois.
Sinon ça s'appelle tout simplement un feu de bois et c'est autrement plus simple à réaliser ( - :

Après moultes essais, plus ou moins fructueux, voici la méthode la plus simple que j'ai trouvé:


De simples boite de conserve que j'ai pris soin d'ouvrir avec un ouvre-boite dé-sertisseur.
Ce type d'ouverture présente, non seulement, l'avantage de bords moins coupants, mais aussi, et surtout pour un bricoleur, de pouvoir réutiliser le couvercle ainsi découpé.
Pour la boite de collectivité (qui était déjà ouverte lorsque je les ai récupérée), j'ai desserti ce qu'il restait du sertissage et sur une autre boite, j'ai desserti le cul.
Cul qui est devenu le couvercle de la première (pour ceux qui ont suivi).

Sinon, vous pouvez aussi bien utiliser un morceau de papier alu, ou n'importe quel bout de tôle fine afin de garder vos futurs fusains à l'écart des flammes.

Avec un simple clou, j'ai pratiqué un ou plusieurs trous dans les couvercles, de manière à laisser s'échapper le gaz de bois et éviter ainsi que le couvercle ne saute sous la pression.

J'ai ensuite rangé soigneusement plein de bouts de branche dans mes boites.

De préférence, pour faire des fusains, évitez les branches trop fines.
Il faut penser que la déshydratation va leur faire perdre pas mal de volume.
Moi évidemment j'ai mis de toutes les tailles: quand je teste, je teste!

Par chance, je venais de tailler un peuplier, j'avais donc largement matière pour faire des "crayons".

Les bouts de branche ne doivent pas dépasser de la boite, sous peine de ne pas pouvoir refermer le couvercle protecteur.

Une fois correctement remplie, la boite est refermée avec son couvercle.
Il faut insister pour bien l'enquiller à sa place; au besoin tapotez avec un manche de tournevis ou un petit marteau, comme pour refermer un pot de peinture.

Il ne reste plus qu'à poser la boite dans le feu et laisser mijoter jusqu'au lendemain.
Avec cette méthode, pas de contrainte de temps de chauffe. Je dirais même "au contraire": apparemment plus ça mijote et meilleur c'est!

Après un petit moment, le temps que la boite chauffe, on peut voir une superbe flamme de gaz de bois sortir du couvercle de la boite.
Aucune inquiétude, il n'y a aucun risque d'explosion: cette production de gaz et sa combustion se produisent en permanence, sans que vous ne puissiez le voir distinctement, lorsque vous faites un feu de bois.
Là, la production de gaz est bien séparée de sa combustion: c'est pour ça qu'on le voit mieux.

Il semble que c'est un procédé similaire qui faisait fonctionner les gazogènes durant la dernière guerre.



Le lendemain matin, quand tout est bien refroidi, vous pouvez récolter vos fusains.


Mobile réfléchissant: quadrilatère de Grinchou

Ou "quoi faire avec des plateaux de disque dur ?"; à part la ré-utilisation classique, accroché à un fil, dans les branches d'un arbre fruitier, pour effrayer les oiseaux évidemment ( - :

J'ai eu l'idée de fabriquer ce mobile, que j'ai, très pompeusement (on voit plus con tous les jours : - ), baptisé le "quadrilatère de grinchou"!

En plus du coté esthétique (ouais bon "les goûts et les couleurs") de la chose, il y a un coté "dynamique" que je n'avais pas du tout appréhendé avant de l'avoir fabriqué.


Les effets lumineux sont, pour le moins, surprenants.
C'est certainement lié aux trous dans les plateaux qui provoquent des effets de réflexion de la lumière avec des angles inattendus.
Ceci ajouté aux mouvements du mobile provoqués par le vent, ce mobile balance des points lumineux un peu partout dans le quartier.

J'ai d'ailleurs remarqué que lorsque ce mobile est "en fonction", les gros oiseaux, genre les pies, ne s'approchaient plus trop de la maison. Il est raisonnable de penser que ce genre de mobile pourrait être très efficace dans le verger pour éloigner les chapardeurs à plumes.

Ce mobile est composé de 3 plateaux 5" et 2 plateaux 2,5", fixés entre eux avec du silicone.

Du scotch papier (type cache peinture) permet de disposer les plateaux avant le collage.

Il faut d'abord, dégraisser complètement les 5 plateaux à l'acétone, pour s'assurer d'une adhésion maximum du silicone.

Éviter de remettre trop les doigts sur les futurs points de collage, sous peine de devoir ré-dégraisser.

Repérer sur l'un des plateaux 5", les bords d'un plateau 2" centré.
Relier les 3 plateaux 5" avec le scotch de peintre; d'abord à plat et ensuite en triangle.

Relier les 2 plateaux 2,5" entre eux, et les fixer sur le plateau 5" sur lequel on a fait des repères précédemment, perpendiculairement au triangle des 5".

Une fois que tous les plateaux sont correctement positionnés, déposer un cordon de silicone dans les 6 jonctions de plateaux, à l'opposé des fixations par scotch (à l'intérieur quoi!).
Lisser avec le doigt humide et laisser sécher au moins 24 heures.

Retirer les scotchs et passer une boucle de fil de pêche dans les trous de 2 plateaux 5" supérieurs.

Il ne reste plus qu'à le suspendre à l'extérieur et à laisser faire le soleil et le vent.








vendredi 12 février 2016

Tamiser la cendre de feu de bois

Depuis que j'ai publié mon article PDF "How to- Palette en bois", j'ai régulièrement des questions à propos de ma remarque sur l'épandage de cendre de feu de bois.

Alors (je ne sais pas si c'est la "meilleure méthode" mais) voici comment, moi, je procède pour épandre les cendres de mon poêle.

Le matériel nécessaire:
. un simple tamis de maçon
. un seau pour récupérer le charbon de bois et le reste.
. la cendre (évidemment) dans 2 grands seaux métalliques (ex-seaux à peinture).

Pourquoi métallique ? parce que, parfois, dans de la cendre apparemment éteinte, il reste quelques petites braises qui peuvent mettre le feu à un récipient en plastique.

Pourquoi 2 ? parce que c'est toujours quand on a pas le temps, où qu'il pleut, etc... que le saut à cendre est plein, alors du coup, on remplit le 2ème. Et le Week-end suivant, on vide les 2 seaux.


Procédons:
Alors d'abord, il faut que la cendre ne soit pas du tout humide!
Sinon ça fait de la pâte et c'est impossible à tamiser.

Même pas la peine d'essayer de la faire sécher! Là, c'est poubelle direct.

Donc, les seaux métalliques qui récoltent la cendre doivent être mis à l'abri de la pluie (couvercle ou "chapeau").

Procéder à l'épandage, par temps humide ou avec une "pluie à suivre" (pas sous la pluie non plus, pour les raisons évoquées plus haut).
S'il fait trop sec, un simple coup de vent et hop, la cendre ne reste pas au pied de l'arbre.
La pluie fera le nécessaire pour faire pénétrer les "bons éléments" dans la terre.

Poser le tamis au pied de l'arbre ou de la plante à cendrer AVANT de le remplir.
Mettre une bonne dose de cendre (pour un fruitier, je met environ la moitié d'un seau de 25 litres à peu prés).

Avec 2 seaux de 25 litres, je fais environ 4 arbres.
Avec une bonne dizaine d'arbres, je tourne donc de 4 en 4, comme ça, ce ne sont pas toujours les mêmes qui ont droit à la cendre (c'est comme tout: trop de cendre toujours sur le même arbre, ce n'est pas bon pour lui).

Tamiser gentiment, sans trop insister: ce qui nous intéresse c'est la poudre fine comme de la farine, pas les petits bouts.

Pour faire simple, le charbon de bois c'est du carbone et ça "appauvrit" la terre au lieu de l'enrichir.
Sans parler des clous et autres agrafes, si vous brulez des palettes et/ou des cageots, que vous risquez de vous planter, plus tard, dans les pieds en vous baladant en tong dans votre jardin.


Le charbon restant va dans le seau vide de récupération.
Il peut repartir, dans un sac en papier, vers le poêle, ou vers la poubelle, c'est vous qui voyez.



Depuis que je pratique cet épandage tous les hivers, mes fruitiers se portent de mieux en mieux et fructifient de plus en plus.


mercredi 3 février 2016

Où trouver des boites de conserves de collectivité ?

On me demande souvent "mais où c'est que tu récupères tes boites de conserve de collectivité ?".

Pour moi ça semble évident, mais ça ne doit apparemment pas l'être pour tout le monde ??

Alors, les boites de conserve de collectivités, ça se trouve...du coté des collectivités!

Plus précisément du coté des poubelles de leurs cuisines (pour celles qui en ont une):
. cantine ou cafétéria d'école, de lycée, d'université, de fac, ...
. cafétéria ou cantines d’hôpitaux
. cuisines "centrales"
etc ...

Vous ne connaissez personne qui travaille dans une collectivité pour lui demander ? Vous n'osez pas vous pointer à l'accueil de la restauration pour demander à récupérer leurs boites de conserves vides ?

Dans ce cas, vous repérez le jour de ramassage des poubelles recyclables dans le quartier et le local à poubelle, ou l'endroit où ils sortent leurs poubelles.
Ensuite vous vous pointez juste avant le passage du camion de ramassage, et vous faites les poubelles comme tout le monde!  ( - :

Sur le chemin de mon travail, il y a justement le local à poubelle de la cafétéria d'une école de commerce.
Le mercredi, lorsque je reviens au boulot après la pause de midi, ils ont sortis leur conteneur jaune pour le "recyclable".
Je m'arrête devant le conteneur (avec les warning) et je fais rapidement mon marché.

Prévoir de grands sacs poubelles, car les boites sont rarement rincées avant d'être jetées et des gants parce que les ouvre-boites ne font pas spécialement des coupes propres dans le métal, alors risque de blessures.
A la maison, un bon coup de jet d'eau et hop, à sécher au soleil.